Salam alaykoum Marrakish

Les deux classes de terminales Vente et Sapat sont allées à Marrakech du 13 au 18 octobre 2019. L’objectif était double : professionnel et culturel. Les élèves sont intervenus deux jours dans une école primaire et une structure d’accueil pour enfants handicapés afin d’y proposer des animations. Puis, ils ont découvert les épices, les villages dotés de sources d’eaux aux pouvoirs guérisseurs et les souks. Dans les deux cas, l’idée centrale était d’être le plus proche possible des gens en mangeant chez l’habitant par exemple.

Merci à Monsieur Pattyn pour la rédaction de cet article et merci à toutes les élèves ci-dessous qui nous ont fait partager leurs ressentis et leurs expériences au Maroc.

La première journée à Marrakech

Laura ANDRE et Flora HERNENDEZ : « Nous sommes arrivées à l’aéroport de Marrakech vers 9 heures, nous avons pris un bus pour aller à l’hôtel Diwane où nous étions hébergés toute la semaine. Les valises sont déposées dans le hall de l’hôtel. Nous sommes allés sur la place Djemaa el- fna où nous avons échangé l’argent français en Dihram. Puis nous avons fait un tour dans les souks pour faire des repérages.

Nous avons mangé dans un petit restaurant qui était très bon, nous sommes rentrés à pied à l’hôtel où nous avons mis 45 minutes. C’était dur car nous n’avions pas beaucoup dormi dans l’avion et aussi la chaleur nous change de nos habitudes de la Mayenne. Arrivés à l’hôtel, nous avons découvert nos chambres pour la première fois. Les chambres étaient très jolies et spacieuses, nous avons profité de la piscine.

C’était une journée très dure mais nous sommes très contents d’être venus à Marrakech. »

Les photos prises par Laura et Flora en Terminale Sapat Ernée

Janelle et Solène : « Le quartier des tanneurs est un quartier où des hommes travaillent des peaux d’animaux (chameaux, vaches, moutons, chèvres …) pour en faire du cuir. Les peaux sont nettoyées, le poil et les crasses enlevées. La peau est ensuite trempée dans des bassins  avec des produits corrosifs (excréments de pigeons) pendant quelques temps. Puis les peaux sont retirées, lavées et séchées. Ces peaux sont utilisées pour faire différents objets comme des chaussures, des sacs… Pendant la visite l’odeur n’est pas très agréable, on nous a donc donné un masque berbère fait d’un bouquet de menthe. Les tanneurs ont des conditions de travail très difficiles (sous le soleil, avec les odeurs et le travail souvent difficile physiquement) »

Loana et Noémie : « Nous avons eu la chance de visiter la safranière de l’Ourika, renommée pour sa culture et ses techniques et notamment celles du safran « croquis sativus ». Le safran est une des plantes la plus chère du monde à cause des contraintes du temps passé à la cultiver et à l’exploiter. (De la patience et de la dextérité). Réputé pour ses vertus médicinales, ces petits stigmates rouges vendus à prix d’or : 15000 € pour 1kg. La safranière cultive plusieurs produits comme des oliviers, des plantes aromatiques, des agrumes : orangers, clémentiniers, kakis, Kumquatis…

C’est un lieu calme et apaisant, malgré le fait que le safran soit cher cela demande beaucoup de main d’œuvre de temps et d’entraide avec les villages et cela a aussi permis de donner du travail aux femmes. 

À la fin de la visite nous avons pu goûter à un thé aux plantes et un thé au safran, que l’on n’a pas spécialement apprécié car cela change de nos habitudes. »

Chloé Lesaint et Lou Guibert : « Le mardi 15 octobre nous nous sommes rendues dans un petit village Berbère prénommé Tighedouine où nous avons pu observer les 7 sources d’eau naturellement effervescente qui ont chacune un bienfait spécifique. Les avantages sont de pouvoir guérir les maladies. Mais les inconvénients sont d’avoir la tourista en buvant de l’eau non traitée. Il y a 7 points d’eau différents où nous pouvons trouver cette eau. »

Marion Fiault : « L’épice est très populaire au Maroc beaucoup de plats assaisonnés, et colorés, les plats sont équilibrés et variés. La tajine la principale technique de cuisson et le couscous sont les deux repas fétiches du Maroc. Le thé est aussi très populaire non pas seulement consommé grâce à ses arômes naturels mais aussi à cause de la chaleur. Les fruits sont de toute variété et ont un très bon goût juteux. Les viandes principales sont le poulet et le mouton. Le jus d’orange est servi régulièrement pressé fraîchement. Nous avons eu la chance de goûter toutes sortes de nouvelles saveurs telles que des grenades, des cactus ou encore de l’huile d’argan. »

Thébault Elodie et Ledain Laura : « Nous sommes allés le jeudi 17 octobre dans l’après-midi chez un marchand d’épices au niveau des souks à Marrakech. Le monsieur nous a d’abord montré tous les pigments de couleurs (exemple : bleu Majorelle, jaune mimosa, rouge coquelicot…) puis toutes les différentes épices qu’il avait puis il nous les a fait sentir une par une. Nous avons également vu les parfums et le maquillage. Il nous a aussi expliqué dans quel plat mettre les différentes épices (curry, gingembre-citron, 7 épices, cumin, harissa, ras el hanoute…).  Quand nous sommes arrivées dans le magasin, nous avons pensé que c’était un très joli endroit car il y avait beaucoup de couleurs différentes, cela sentait également très bon et nous ne savions pas où regarder tellement nos yeux étaient éblouis par toute ces couleurs et ces sortes d’épices. »

Clara André et Ophélie Quesnée : « Nous sommes allés au Jardin Majorelle vers 16 h, nous avons pu observer des cactus ainsi que des Palmiers et des Bambous géants. Nous avons constaté qu’il y avait principalement du bleu Majorelle sur les murs, il y avait aussi beaucoup de fontaines et de bassins. C’est un très beau jardin qui est très visité par les touristes. Après nous sommes allés visiter le musée Yves Saint-Laurent qui est également très beau. Yves Saint-Laurent est un créateur français qui a vécu à Marrakech. Nous avons visité une salle d’exposition sur l’œuvre Yves Saint-Laurent avec certaines de ses robes, il y’avait également un auditorium que nous n’avons pas pu visiter car nous sommes arrivés trop tard et il y’avait aussi une boutique que nous avons pu visiter. C’était une très belle visite que nous conseillons de refaire les années prochaines. »

Amélie et Sébane : « Ce mardi, nous sommes allés à l’école de Tighdouin rencontrer des enfants mais comme l’école était petite, tous les enfants ne peuvent pas être scolarisés en même temps. Certains ont cours le matin, d’autre l’après-midi. Et pour cette journée les plus grands enfants étaient revenus exprès pour nos animations.

Dans un premier temps, nous avons visité la structure, puis nous nous sommes répartis par petits groupes dans plusieurs classes pour pouvoir réaliser les activités que nous avions prévues et emmenées sur place.

C’était une journée intense en émotions et riche, les enfants étaient adorables, ils nous ont appris leur culture arabe. »

Océane Rabinault, Clémence Granger et Carla Cavanna :

Trait d’union 

« Premièrement, quand nous sommes arrivés nous avons été accueillis par  Michel qui est un stagiaire français en stage et qui nous a dirigés vers le directeur pour une présentation de la structure, sur son fonctionnement et ses objectifs qui nous ont profondément touchés par la responsabilité de chacun d’entre eux. Cette structure a vu le jour en 2007, elle accueille des enfants en situation de polyhandicaps qui peuvent être des troubles du comportement, IMC et autres handicaps. Ces enfants sont accueillis de 8 h à 17 h 30. Ils réalisent différentes activités dans la journée comme la danse, la musique avec plusieurs professionnels comme l’orthophoniste, le kinésithérapeute, l’institutrice.

Ensuite Michel nous a fait une visite guidée de la structure en nous montrant les différentes unités.

De plus, nous avons constaté que le directeur joue un rôle primordial dans l’établissement, lui et les professionnels donnent de leur force pour faire progresser les enfants. Pendant quelques heures, nous avons échangé avec le stagiaire autour d’une table au sujet de son parcours et de son ressenti sur la ville. Puis nous avons pu continuer lors du repas gentiment préparé par les professionnels de l’établissement. Pour finir, nous avons formé des petits groupes en utilisant diverses activités comme le parachute, le triominos, le cup song, le jungle speed.

Pour conclure, cela a été une très belle expérience que nous conseillons de refaire les années suivantes.

Lise et Zahra : « Le souk se situe sur la place Jamaa El Fna elle fait 5 hectares et il y a 5500 boutiques, il y a différents commerces comme la vente d’épices, textile, cuir, tapis, vêtements et chaussures de contre façon… la journée on peut y voir des charmeurs de serpents et des dresseurs de singe… le soir vers 17 h les commerçants s’en vont et les restaurateurs viennent s’installer. Les soirées dans le souk son très animées il y a des danseurs, des musiciens, des jeux, des compteurs… les commerçants n’hésitent pas à interpeller les touristes pour vendre leurs produits qui permettront de faire vivre eux et leur famille. Le souk ferme à 23h. Certains trouvent cette place oppressante et d’autres pas. »

Aline D. : « Visite d’un village  » Tighdouine »
Nous avons commencé par la balade en mules, pendant la balade en mules on a pu voir des femmes laver leur linges au bord de la rivière. C’est un village berbère, les femmes du village Tighdouine ont créé une association une coopérative, elles vendent des objets fait main comme des tapis, des couettes… 
Nous avons ensuite vu les potiers c’est un métier difficile pour faire de la poterie. Le potier ramasse de la terre qu’il émiette et rajoute de l’eau, il tape avec le pied la terre et forme une boule pour créer des formes de poterie comme des plats à tagine et cela change selon les saisons et il les vend dans les villages voisins.
Ensuite nous avons vu une salle de bain, les habitants prennent du bois ils le mettent dans une cheminée ensuite cela fait de la chaleur et de la vapeur d’eau dans un petit endroit cela ressemble à un hamman et ils utilisent un savon noir, cela sert à enlever les peaux mortes, ils font le hamman 1 fois par semaine. Nous avons été surpris par la pauvreté du village et des conditions de vie des personnes malgré cela les personnes sont très attachantes et sociables. » 

Un potier
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