L'énergie solaire pour se laver et se chauffer
Quelques idée à revoir
Des principes éprouvés
L'énergie solaire,
pour se laver et se chauffer
Depuis
plusieurs années déjà, on se préoccupe d'économiser
l'énergie et de limiter les émissions de gaz à effet
de serre. Les recherches ont permis de suivre des pistes
prometteuses, d'élaborer des techniques performantes
utilisant l'énergie solaire.
On
a ainsi acquis une solide expérience dans la mise au
point de chauffe-eau solaires. Ces appareils sont
aujourd'hui efficaces et performants. Ils s'adaptent
aussi bien à des demandes individuelles qu'à des
besoins collectifs.
Mais l'énergie solaire, source d'énergie gratuite, inépuisable
et non polluante, peut aussi couvrir une partie des
besoins de chauffage des bâtiments.
On parle alors de systèmes solaires combinés qui
peuvent couvrir de 25 à 60 % des besoins annuels,
selon la région et la taille de l'installation. Ils bénéficient
des progrès réalisés dans la conception et la
construction des capteurs solaires, fabriqués maintenant
en série, et des avancées dans le domaine de l'électronique.
Quelques idées à
revoir:
« Le
solaire, ça ne marche bien que dans les régions chaudes
et ensoleillées
»
« Un chauffe-eau solaire, il paraît que c'est
efficace
mais de là à chauffer toute la maison
»
« Chauffer de l'eau pour se laver ou pour se
chauffer, c'est pareil
»
Quelques idées qui ont la vie dure, mais jusqu'où sont-elles
vraies ?
Moins
de soleil, mais pas moins d'économies

Où que
vous soyez en France, il vous est possible de chauffer
votre eau sanitaire grâce à l'énergie solaire. Bien sûr,
le taux d'économie d'énergie (1) sera meilleur dans le
Midi.
C'est l'adéquation entre les besoins et l'ensoleillement
disponible qui détermine la productivité des capteurs
solaires. Ainsi, même si le taux d'économie d'énergie
est plus élevé dans le sud que dans le nord, la quantité
d'énergie économisée ne sera pas forcément plus
importante.
Par exemple, une installation qui couvre 52 % des
consommations à Marseille (9 300 kWh) économisera 4 830
kWh alors que la même installation placée dans une
maison identique à Strasbourg couvrira 30 % des
consommations (16 300 kWh) et économisera pourtant 4 890
kWh.
(1) Taux
d'économie d'énergie : proportion
des consommations d'énergie nécessaires pour fournir
l'ESC (Eau Chaude Sanitaire) et le chauffage (celles que
l'on payerait sans installation solaire), couvertes par
le solaire.
Les systèmes
solaires combinés conviennent très bien aux régions
froides et bien ensoleillées, ou à celles où l'on doit
chauffer longtemps. Certaines zones de montagne
remplissent ces deux conditions. Le solaire peut y
permettre de substantielles économies de chauffage.
Mais quelle que soit la région où l'on se trouve, le
printemps et l'automne offrent un meilleur ensoleillement
que l'hiver et la maison a souvent besoin d'être chauffée
: le chauffage solaire d'une habitation offre donc d'intéressantes
perspectives d'économie en intersaison, et cela quelle
que soit la localisation géographique.
Des principes éprouvés
Chauffe-eau
solaires et systèmes solaires combinés ont beaucoup en
commun. Les progrès réalisés dans la conception des
premiers ont largement profité aux seconds, dans les
deux cas on récupère la chaleur du soleil avec des
capteurs thermiques.
Cependant, les capteurs ne produisent de la chaleur que
lorsque l'ensoleillement est suffisant, alors que les
besoins les plus importants se manifestent en général
en l'absence de soleil. Il faut donc mettre en place un
dispositif de stockage.
Enfin, pour pallier les déficits d'ensoleillement, une
source d'énergie d'appoint s'impose.

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